Fiche de synthèse
| Entreprise financée : Premier Energies Ltd. | Investisseur : SDG Frontier Fund |
|---|---|
| Secteur : chaîne de valeur de l’énergie propre (solaire photovoltaïque) | Type de véhicule : fonds de fonds |
| Type d’organisation : entreprise privée | Types d’investisseurs : publics et privés. Ensemble d’acteurs parapublics belges (BIO, UGent), de la Fondation Roi Baudouin, d’institutionnels (AG Insurance, Belfius Insurance, Ethias, VDK Bank), de family offices et de particuliers fortunés. |
| Chiffre d’affaires annuel : 783 millions USD | Types d’investissements : capital-investissement et capital-risque |
| Type d'entreprise financée : C | Taille du fonds : 36 millions d’euros |
| Pays de l’entreprise financée : Inde | Montant des investissements : plus de 1 million d’euros (1,5 à 5 millions) |
| Stratégie : investissement à impact | Zone géographique : Afrique et Asie |
| Montant de l’investissement : plus de 20 millions d’euros. South Asian Growth Fund II (SAGF II), fonds de capital-investissement géré par GEF Capital Partners dans lequel SDG FF a investi, a apporté 23,8 millions USD. | Secteurs : PME généralistes, avec un accent sur l’inclusion financière, l’agriculture et la finance climatique. |
| Année d'investissement : 2021 | Rendement attendu du fonds : proche du marché, avec un taux de rendement interne net de 8 %. |
| Particularités : véhicule de co-investissement aux côtés de BIO S.A., l’institution belge de financement du développement. BIO S.A. est aussi investisseur de référence dans SDG FF. |
Le quoi : Premier Energies, une entreprise pionnière de type C
Problème abordé
L’Inde dépend fortement du charbon, qui représente environ 45 % de sa capacité électrique installée. Elle est le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre. L’AIE prévoit une hausse annuelle de la demande d’électricité de 6,3 % entre 2025 et 2027, principalement liée aux besoins de climatisation et à l’expansion industrielle. Cette croissance rapide met le réseau sous pression et rend urgente la diversification vers les énergies renouvelables. Elle souligne le rôle essentiel d’acteurs nationaux comme Premier Energies pour fournir des solutions propres et capables de changer d’échelle.
La solution de Premier Energies
Fondée en 1995, Premier Energies est un fabricant entièrement intégré de cellules et modules solaires à la pointe de l’innovation photovoltaïque. Ses usines modernes et automatisées au Telangana, avec d’autres extensions en cours, produisent déjà assez de cellules et modules pour alimenter des millions de foyers chaque année. Ses produits innovants sont reconnus pour leur rendement et leur fiabilité. Douze de ses modules figuraient parmi les meilleurs au monde dans un rapport sectoriel de 2023.
Premier Energies a connu une forte croissance ces dernières années, en développant rapidement ses activités dans les énergies renouvelables. Cette trajectoire a abouti à une introduction en bourse réussie en Inde au troisième trimestre 2024. Elle témoigne de la confiance du marché dans sa stratégie, sa santé financière et son rôle dans la transition indienne vers l’énergie propre.
Le comment : le SDG Frontier Fund de BIO
Présentation générale
La Société belge d’investissement pour les pays en développement (BIO), créée en 2001 et entièrement détenue par l’État belge, est une institution de financement du développement qui soutient le secteur privé en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Mandatée par le ministère des Affaires étrangères, elle finance à long terme des entreprises, institutions financières et projets d’infrastructure. Elle accorde aussi des subventions pour les études de faisabilité et l’assistance technique.
En 2020, BIO a lancé SDG Frontier Fund, premier fonds de fonds belge autogéré investissant dans les pays du Sud. Il mobilise des capitaux privés vers les marchés frontières d’Afrique et d’Asie, répondant à la demande croissante d’investissements alliant rendement et impact de développement. Cette initiative pionnière rassemble des investisseurs privés, des institutionnels aux family offices. Le fonds co-investit avec BIO et bénéficie de sa capacité d’identification des investissements et d’autres synergies opérationnelles. Ses engagements sont désormais entièrement alloués à 12 fonds actifs en Afrique et en Asie.
Intentionnalité
Depuis sa création, SDG Frontier Fund vise une croissance économique durable sur les marchés frontières africains et asiatiques et une contribution directe aux ODD des Nations unies. À ce jour, il a investi dans plus de 130 entreprises via 12 fonds, soutenant plus de 50 000 emplois directs et des effets favorables à l’économie.
Gestion de l’impact
Pour gérer l’impact, SDG Frontier Fund s’appuie sur l’expertise et la longue expérience de BIO auprès d’entrepreneurs opérant dans des contextes difficiles et progressant vers des normes ESG élevées. BIO intervient auprès des fonds du portefeuille par des exigences environnementales et sociales élevées, des systèmes de gestion, une participation active à la gouvernance et, si nécessaire, une assistance technique. En tant que véhicule de co-investissement, SDG Frontier Fund applique à ses fonds les mêmes normes et pratiques que BIO pour ses propres investissements : théorie du changement globale, alignement sur les ODD, notamment. Il bénéficie ainsi d’une expertise sectorielle et d’une capacité d’analyse approfondie des risques environnementaux et sociaux et de l’efficacité du développement.
Avec sa théorie du changement et ses outils de gestion de l’impact, BIO finance les entreprises et veille à leur croissance durable. Elle les aide à dépasser la conformité de base pour atteindre les bonnes pratiques internationales, tout en produisant impact social et rendement financier. Son approche repose sur trois piliers : ne pas nuire, agir positivement et aller plus loin. Le premier consiste à évaluer, réduire et gérer les risques liés aux droits humains, à l’environnement et au social pour chaque projet. Le deuxième couvre l’analyse, le suivi et l’évaluation de l’impact au moyen d’outils d’efficacité du développement. Il comprend une évaluation préalable systématique des résultats attendus, la fixation d’objectifs, le suivi d’indicateurs de développement, la modélisation économique des effets induits via le Joint Impact Model et l’évaluation des processus et résultats aux différentes étapes de l’investissement. Le troisième concerne l’assistance technique proposée par BIO via son Business Development Support Fund (BDSF).
Additionnalité
BIO recherche l’additionnalité financière en proposant des financements qui dépassent l’offre privée, pour compléter le marché. Mobiliser les capitaux privés est essentiel aux ODD. BIO attire donc aussi des investisseurs privés, conformément à l’ODD 17 sur les partenariats. Elle est généralement perçue comme un investisseur de référence solide, qui aide à réduire les risques réels et perçus de projets à fort potentiel de développement. SDG FF illustre particulièrement ce rôle catalytique : la plupart de ses investisseurs ont accepté le risque des marchés émergents précisément grâce à l’expertise de BIO et à son propre engagement financier.
L’additionnalité non financière de BIO correspond aux objectifs ou résultats de développement supplémentaires que sa présence rend possibles et qu’un investisseur privé n’apporterait pas nécessairement. Elle comprend des exigences et services au-delà du financement : conseils spécialisés, mobilisation d’expertise technique, amélioration des normes ESG ou subventions pour développer des formations et systèmes dans des domaines essentiels. Le BDSF subventionne principalement l’amélioration des pratiques d’entreprise, de l’expertise et du respect des normes, les études de faisabilité et les projets innovants.
Plus d'informations
- Bio
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- Stratégie d’impact de BIO
